Un parfum de pique-nique flotte dans l’air du temps

Un parfum de pique-nique flotte dans l’air du temps

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 Il fait si beau, et si nous allions pique-niquer ? » A l’approche des beaux jours cette phrase bourdonne dans nos têtes et nos oreilles. L’évocation du mot pique-nique suffit à faire résonner – à lui seul – l’appel de la slow life, cette valse lente des éléments de la nature, qui tranche avec le rock endiablé dans lequel nous entraînent nos rythmes de vie. Comment cette pratique a-t-elle réussi à devenir à ce point emblématique du mieux-vivre ?

L’explication est à chercher du côté de l’histoire de cette expérience – hautement symbolique – qui a réussi à évoluer et traverser les siècles. Si l’art de déjeuner sur l’herbe date de l’Antiquité, son image n’est pas encore celle que nous nous en faisons aujourd’hui. Comme le raconte Virgile – poète du 70ème avant J-C – ce repas bucolique était lié à la vie nomade de la campagne : les bergers déjeunaient sur l’herbe, de repas frugaux, au milieu de leurs troupeaux.

Ce n’est que bien plus tard qu’apparaît le mot pique-nique. Son origine est teintée de mystères : selon certaines sources, il viendrait du 17ème siècle, du verbe piquer – inspiré par la manière de manger des poules, qui picorent – et du mot nique qui signifiait petite chose sans valeur. Mis bout à bout, le mot pique-nique signifierait donc : picorer de petites choses cuisinées rapidement.

Selon d’autres sources, la naissance du mot serait plus ancienne. Elle daterait du temps des ripailles moyenâgeuses, aux alentours du 12ème siècle. Il viendrait de l’anglais pick – saisir – et nic – point ou instant. Le tout signifierait repas champêtre pris en plein air. Saisir l’instant – généralement avec les doigts – plutôt poétique n’est-ce pas ?

dejeuner-sur-herbeLe pique-nique connaît son âge d’or au 19ème siècle et c’est plutôt ce que l’on peut appeler un pique-nique révolutionnaire ! Le peuple prend possession des jardins royaux et s’offre une pause dans les nuisances et les bruits de la vie urbaine qui s’immiscent dans leur quotidien. Ils renouent, en quelque sorte, avec l’origine du pique-nique : celui du simple plaisir bucolique. C’est également au cours de ce siècle que ce déjeuner en plein air s’élève au rang de muse des artistes de l’époque : il devient par exemple celle du peintre Edouard Manet qui met le met sur un piédestal en lui offrant le premier rôle de son déjeuner sur l’herbe en 1863. C’est la consécration pour le pique-nique qui devient, dès lors, synonyme d’art de vivre et surtout de mieux-vivre.

Aujourd’hui le pique-nique est bel et bien devenu un des emblèmes tendance de la slow life. Ce mode de vie qui prône un retour à la lenteur, la contemplation et du vivre bien face au bouillonnement de nos vies modernes et souvent stressantes. Il navigue à contre-courant du repas pris sur le pouce et de l’effervescence des jours de semaine.

Ce que l’on y partage ? Des repas, le plus souvent froids et élaborés à l’avance, des chips, des sandwichs, des tranches de viandes cuites à la broche. Mais aussi, et surtout, des tranches de vie et des valeurs : le partage, la convivialité, et une sorte de réminiscence du mode de vie de nos ancêtres. Le mélange de tous ces éléments est propice à l’abandon et à toutes sortes d’émotions et d’inspirations.

 

Le soleil brille, le pique-nique vous ouvre les bras. Cédez à l’appel de la nature et facilitez-vous la vie – parce que c’est cela l’essence même du pique-nique – en suivant la recette d’un pique-nique réussi :

  • Un bol de grand air
  • Une cuillérée de retour aux choses simples
  • Le tout parsemé de matériel astucieux qui vous facilitera le pique-nique !

Bien équipés, il ne vous restera plus qu’à travailler la flexion – extension de vos avant-bras, pour réussir à étendre la nappe spéciale pique-nique d’un seul geste, et sans efforts !

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