L’abricot

L’abricot

abricot

Un peu d’Histoire :

Découvert en Chine, ce fruit plusieurs fois millénaire fût implanté en Grèce depuis la Route de la Soie par Alexandre Le Grand qui au travers de ses nombreuses expéditions, rêvait de faire fusionner les connaissances des civilisations grecques et orientales.
Avant qu’il ne s’appelle «abricot» vers 1510, on le nommait « Malus Armeniaca », la pomme d’Arménie, car ce petit fruit velouté et joufflu aux douces teintes orangées a un passé de grand voyageur.Son implantation au Proche Orient s’est développée à travers les routes d’Iran et l’Arménie au début de notre ère.
A cette époque, on en faisait vraisemblablement le commerce «séché» car il était plus facile à transporter, c’était une denrée précieuse et fort coûteuse. Lorsqu’ils le découvrirent, les Romains, en la personne du célèbre général et fin gourmet Lucullus, le baptisèrent « praecoquum malum», fruit précoce, car il avait cette particularité de fleurir et de mûrir plus tôt. C’est ainsi qu’au travers des expéditions, notre petit voyageur atteignit l’Europe et qu’il s’invita en Italie vers le 13ème siècle pour arriver un peu plus tard vers le 15ème siècle dans les Jardins de Louis XIV.
Ce dernier, convainquit son jardinier La Quintinie d’en produire quelques plants dans les serres Royales car il en raffolait mais il faudra attendre encore 300 ans pour que l’abricot connaisse le succès car étrangement la croyance populaire lui attribuait de mauvaises vertus et on pensait qu’en manger  provoquait la fièvre.


Les racines etymologiques du nom :
abricot-coupe

  • grec : praekokion
  • latin : praecoquum malum
  • arabe : al barqouq
  • portugais : albricoque
  • italien : albicocco
  • espagnol : albaricoque
  • anglais : apricot
  • allemand : abrikose

 

Quelques généralités :

C’est la Turquie qui est le principal producteur devant la France.Nous vous recommandons de privilégier notre production locale car les fruits importés de Californie ou d’ailleurs sont plus fades en goût et surtout plus chers !
Même si 25% de la production se destine avant tout et surtout à la conserverie, l’abricot, consommé en frais, est un fruit délicieux mais fragile qui se trouve toute l’année sur nos étals.
Le meilleur des meilleurs, c’est le Budida avec une belle peau veloutée virant au rose orangé et qui se consomme bien mûr. Il se doit d’être sans traces blanches suspectes, preuve de pesticides.
Juillet est le mois culminant de cette production ou l’on récolte les plus juteux mais on en trouve dès le mois de Mai en Languedoc Roussillon et dès le mois de Juin en Provence sur les étals.En Juin, le Lambertin n°1- Roussillon, l’Orangered – Provence, en Juillet, le Jumbocot  le Bergeron – Drôme, l’Orangé de Provence – Vaucluse et puis aussi, le Rouge de Fournès, le Polonais, le Boulbon, le Bergarouge, le Kioto…la liste est longue.

 

abricot-feuille

Propriétés nutritives :

Assez peu calorique frais (un abricot apporte 30 Kcalories), il devient, une fois séché et déshydraté, très nourrissant et hypercalorique (250kal aux 100gr).Gare aux kilos et aux troubles intestinaux !
Tantôt rond, tantôt oblong, jaune clair, orange ou rouge…l’abricot est un fruit riche en vitamine A, B, C,  bêta carotène, potassium, phosphore, fluor et fibres.
Il est recommandé dans le cas de surmenage, d’anémie, d’asthme, d’insomnies et de dépression.






abricot-noyaux

Le saviez vous :

Il est issu de la famille des Rosaceae, à l’égal de la pêche, c’est une drupe de forme arrondie possédant un noyau.
A partir de ce dernier on extrait une l’huile transparente dont l’utilisation concerne le domaine de la cuisine et celui de l’hygiène. Cette huile a la particularité d’hydrater les peaux sèches (les mains, les ongles), de nourrir l’épiderme grâce à sa forte teneur en acides gras essentiels et en polyinsaturés.C’est aussi un excellent anti-rides et un régénérateur de tissus lorsqu’on l’utilise en masque avec de l’argile (très facile à réaliser soi même !).
Les femmes Hounzas au Pakistan depuis des siècles s’en protègent la peau pour gommer les signes de vieillesse et garder un teint velouté.
L’amande d’abricot (le noyau) est toxique, bien sûr uniquement consommée en nombre.Elle aurait des effets hypnotiques et ralentisseurs du rythme cardiaque, ceci est dû à la présence d’amygdaline, une substance végétale présente dans de nombreux noyaux de fruits comme les cerises, les prunes, les pêches qui libère de l’acide cyanhydrique.
Nous rappellons que cette toxicité s’exprime bien sûr à fortes doses ingérées !
On retrouve néanmoins la présence du noyau d’abricot broyé dans l’alimentation, par exemple dans la fabrication des biscuits italiens Amaretti, macarons moelleux ou durs, réalisés à base de sucre, d’amandes , de noyaux et de quelques arômes.. Dans la non moins célèbre liqueur italienne Amaretto qui est aromatisée avec des extraits d’abricots.

Sous forme épices, la poudre d’abricot est très employée les plats traditionnels de la cuisine Afghane.
On le retrouve aussi dans certains alcools comme la Pàlinka (ou Barack), une eau de vie Hongroise à base d’abricots, distillée entre 40% et 70% et très populaire là- bas pour réchauffer le moral du peuple.
Connaissez vous aussi l’Abricotine (ou Apricot Brandy) ? C’est une eau de vie d’abricot élaborée en Suisse, dans le Valais, une région qui concentre 98%de la production suisse d’abricots.L’Abricotine AOC est faite à partir d’abricots de la variété Luizet.

 

Les astuces de Sandrine

Il est conseillé de le manger juste après la cueillette car ensuite il ne mûrit plus.
On peut le congeler mais il est préférable de le consommer dans l’année.
Si vous en disposez sur une tarte, placer les oreillons le creux vers le haut pour éviter que pendant la phase de cuisson la pâte  ne se détrempe et se ramollisse trop.



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